POÉTISTHME



un isthme pour aller
                 au-delà des -ismes




Nous croyons en l’Alchimie du Verbe qui fait jaillir l’or de la boue - le commun de l’individu. Pour joindre la Parole aux Actes, nous proposons une littérature transversale à travers nos ÉDITIONS ASSOCIATIVES et notre REVUE éponymes, mais aussi par les recherches que nous menons dans notre laboratoire : PRISTHME.
Nos recueils sont à retrouver sur l’ÉTAGÈRE pour les TRAFIQUER DE LA MAIN A LA MAIN et mettre en circulation dans le réel, juste ce qu’il faut de fiction pour troubler les évidences.





“A l’instar de l’isthme, le poétisthme recueille la séparation pour dépasser la fracture – il en fait un support d’ouverture – de connexion.

Il tente d’établir un langage-isthme pour convaincre sans contraindre qu’il y a d’autres évidences que celles produites par la pensée hégémonique et le langage policé. C’est un creuset d’émotions – une occasion pour chacun de calciner ses préjugés sans préjudice, de fusionner – sans s’altérer. ”

loan diaz


POÉTISTHME
n’est pas une collection de Femmes et d’Hommes – c’est un Collectif agissant et pensant réuni autour du désir ardent de faire communauté autour de l’expérimentation. Nous revendiquons le temps du brouillon – ce temps que l’on ne reconnaît plus à personne parce qu’il s’inscrit aux antipodes de la production.

Notre matière est le langage : nous sommes décidés à ne pas nous en laisser détourner par ceux qui le détournent.

Notre espace est le monde : c’est en son sein que nous élaborons notre utopie sociale et esthétique.






Nous clamons et réclamons un droit de cité pour une poésie expérimentale, car nous croyons à l’Onirisme, à l’Imaginaire...
Nous préférons la création à la créativité - cette injonction à créer - que l’on impose aux artistes comme on la martèle aux travailleurs contraints à la productivité.


POÉTISTHME

se propose d’approcher collectivement les problèmes qui ont trait au langage et qui sont ceux, évoqués ou non, de la création poétique.

Notre dessein est le suivant : que la langue reste une terre d’accueil. Pour cela, chacun doit la préserver de la corruption qui pèse sur elle : le principe d’exclusion que veulent lui inoculer ceux qui l’utilisent au lieu de la partager.

Cette approche commune cherche à enrichir la méditation de notre part intime avec la part intime d’Autrui – pour nous c’est cela, l’accueil.
Sans délaisser la nécessaire puissance métaphorique de la poésie, nous sommes convaincus qu’il faut s’efforcer à faire entrer cette dernière dans une catégorie pratique : réaliser l’Absolu pour négocier la possibilité d’une présence poétique au monde.



“La poésie doit être humaine. Si elle n’est pas humaine, ce n’est pas de la poésie.”
– Vicente Aleixandre