APPEL A CRÉATIONS
Lundi 23 février 2026, à 19h49, Mykola Istyn nous écrivait : « Je n'ai qu'un seul droit : mourir pour ma patrie. L'expression « chair à canon » est donc tout à fait justifiée. » Quelques décennies auparavant, un autre poète, solidaires de tous les combats pour la justice et la dignité, écrivait cette phrase qui frappe le cœur : « Le poème est un front de guerre politique ».
Ce poète, c’est Gérard Lemaire. Il ne connut pas l’Ukraine mais, à 24 ans, partit pour Israël faire l’expérience d’un kibboutz, puis s’envola vers les Amériques, du Sud latin jusqu’au Nord canadien.
Marie-Josèphe, sa femme, écrivait à son sujet : « L’intensité et la sensibilité avec laquelle Gérard vivait et regardait la vie, faisaient naître des poèmes qui au-delà du fait divers, de la personne rencontrée, d’un paysage, d’une lecture, d’une information, disaient quelque chose qui reste, qui est à la fois intemporel et ancré dans la réalité. » (Gérard Lemaire. Un poète à hauteur d’homme, Le Contentieux, 2019)
Voilà 10 ans qu’il nous a quitté, son chant s’élevant vers d’autres luttes, mais sa voix, toujours présente, atteint encore son but : nous éveiller, nous secouer, nous attendrir autant que nous gueuler qu’il faut tenir ferme. Ne rien lâcher avec des mots qu’il n’a jamais mâchés, c’est ainsi qu’il a écrit, vécu. C’est son testament pour nous.
Aujourd’hui, c’est à vous que nous proposons d’écrire, dans la continuité de Gérard Lemaire, et en prévision de la publication d’un recueil posthume, en 2027, sur lequel nous travaillons d’ores-et-déjà avec Marie-Josèphe et Robert Roman des éditions Le Contentieux.
Ce numéro aura pour thème
Vérité et justice
Deux termes abondamment manipulés, scandés à tort et à travers alors même qu’ils sont ce dont nous avons tant besoin de nous dire aujourd’hui pour ne plus être esclavage de nos fétiches (marchands ou non). Mais est-il possible de dire la vérité et de rendre justice ? Quelle part d’idéal faut-il leur reconnaître ? Quelle marge de manœuvre pour ne pas trahir la promesse de ces deux mots ? Connaissons-nous vraiment la « vérité », la « justice » ? Ou nous contentons-nous de nous les représenter, pour faire route, siècle après siècle vers un « meilleur devenir » (René Ghil) qui ne se confondrait pas avec le progrès ?
Autant de question auquel nous vous proposons de répondre – ou pas – en poésie ; de manière réflexive, philosophique, visuelle, excentrique, en prose ou en vers, d’une phrase ou de quelques milliers de signes.
« Vérité et justice ne me sortent pas de la bouche
Ils sont gravés sur le marbre d’un météore inconnu »
Gérard Lemaire, « Dans une vive désolation », 2006
Vous avez jusqu’au
5 SEPTEMBRE 2026
pour nous faire parvenir vos contributions à l’adresse suivante :
poetisthme@etik.com
Quelques rappels avant
de nous partager vos créations
POUR VOS CRÉATIONS ÉCRITES
Police : Times New Roman, taille : 12 ; texte justifié (sauf mise en page spécifique)
Limite : 5.000 signes (espaces compris) ou 5 pages maximum pour les formes brèves.
Interligne : 1.0 pour la forme versifiée et 1.5 pour la prose.
Format : Word / OpenOffice (pas de PDF).
POUR VOS CRÉATIONS VISUELLES
JPG ou PNG
Résolution 3000 pixels pour le plus grand côté
sans marges ni inscription.